Le lecteur – même le plus fan d'entre eux – trouvera ici des plages obscures qu'il ne soupçonnait pas. Souvent cocasses, parfois assombries. A travers les périples qui conduisirent l'orchestre de petits festivals locaux aux grands européens, puis surtout à travers les contrées lointaines des Etats-Unis – où le Band aurait pour y faire carrière – c'est autant de descriptions en cascades d'aventures qui nous sont narrées ici par l'auteur-pianiste-chef d'orchestre, dont le mérite essentiel est peut-être d'avoir insufflé sa passion à ces hommes-musiciens, venus d'horizons divers et parfois opposés, comme d'en avoir fait une vrais famille. C'est en cela que le Old School Band est une vraie Saga.
Coups de coeur, coups du sort, coups de théâtre, coups de blues, ce fut la vie de nos héros swinguants.
On se prend à regretter que ce roman ne fût celui d'une science-fiction: on aimerait que l'aventure se poursuive encore 50 ans!