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Nos pères se souvenaient encore de toi, petit sentier rocailleux tracé dans les vertigineuses parois de rochers. De Sierre ou de Chippis, ils te suivaient, lourdement chargés, jusque dans les villages enfouis au fond de la vallée ou perchés sur ses flancs. Ils vivaient de peu, tu étais leur seul lien avec la plaine. Mais un jour, le développement de la vallée exigea une voie plus large; de petit sentier, tu devins une route étroite qui permit, non sans peine, la circulation des véhicules à moteur.
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